Code 05 Nov 2026

WSL : un vrai Linux dans Windows pour coder, sans double démarrage

Les tutos de code parlent Linux et ton PC tourne sous Windows : WSL installe Ubuntu en une commande, sans rien effacer

GrosNoob assis à une table de médiathèque sous des lampes vertes, devant un portable avec une petite figurine de manchot posée à côté : Linux dans ton Windows, sans double démarrage

Tu apprends à coder sous Windows, et chaque tuto te donne des commandes Linux : sudo apt install, ls, export. Tu peux les traduire une à une, installer Linux à côté de Windows, ou faire ce que Microsoft a prévu pour ce cas précis : WSL, le sous-système Windows pour Linux. Il installe un vrai Linux, Ubuntu par défaut, dans Windows, sans rien effacer et sans redémarrer sur un autre système. On voit ce que c’est, comment l’installer en une commande, où ranger tes fichiers, et comment coder dedans avec VS Code. Toutes les commandes viennent de la documentation de Microsoft.

Qu’est-ce que WSL, et pourquoi les tutos de code en parlent ?

WSL, le sous-système Windows pour Linux, permet d’installer une distribution Linux comme Ubuntu ou Debian et d’utiliser ses outils en ligne de commande directement dans Windows, sans machine virtuelle traditionnelle ni double démarrage. Microsoft le décrit d’abord comme un outil pour les développeurs : ceux qui font du web, de l’open source ou qui déploient sur des serveurs Linux, c’est-à-dire la plupart des tutos que tu suis. Et il consomme moins de processeur, de mémoire et de stockage qu’une machine virtuelle complète.

La version installée aujourd’hui s’appelle WSL 2. Elle fait tourner un vrai noyau Linux dans une petite machine virtuelle gérée par Windows, avec une compatibilité complète des appels système : les commandes du tuto marchent comme sur un PC sous Linux. Si tu as déjà ouvert le terminal Windows, CMD et PowerShell, tu as fait le plus dur : WSL n’est qu’un onglet de plus, avec un autre langage de commandes.

Ton disque Windows est visible depuis Linux sous /mnt/c, mais Microsoft conseille de ranger un projet qu’on travaille avec des outils Linux dans ton dossier Linux, ici /home/sam : c’est plus rapide.

Comment installer WSL en une commande ?

Installer WSL, c’est taper wsl –install dans PowerShell ouvert en administrateur, puis redémarrer : Windows active ce qu’il faut et installe Ubuntu. Avant, vérifie ta version : appuie sur Windows + R, tape winver et valide. Il faut Windows 11, ou Windows 10 version 2004 ou plus récente (build 19041 ou plus). Sur une version plus ancienne, Microsoft renvoie vers une installation manuelle.

Pour lancer PowerShell en administrateur, fais un clic droit dessus et choisis « Exécuter en tant qu’administrateur ». Tape wsl –install, valide, puis redémarre quand Windows te le demande. Si la commande n’affiche que l’aide, c’est que WSL est déjà là : wsl –list –online te donne les distributions disponibles, et wsl –install -d suivi du nom en installe une. Sur Windows 10, Microsoft précise que ce -d peut être nécessaire dès la première installation.

Au redémarrage, ouvre Ubuntu depuis le menu Démarrer. Il te demande de créer un nom d’utilisateur et un mot de passe Linux, propres à cette distribution et sans lien avec ton compte Windows. Quand tu tapes le mot de passe, rien ne s’affiche à l’écran : c’est normal, Microsoft appelle ça la saisie à l’aveugle. Ce mot de passe, tu le retaperas chaque fois qu’une commande commence par sudo.

Quelles commandes faut-il connaître pour bien démarrer ?

Pour démarrer, une dizaine de commandes suffisent, et la moitié se tapent dans PowerShell, l’autre dans le terminal Linux : savoir laquelle va où évite la plupart des erreurs. Dans PowerShell, wsl -l -v liste tes distributions et leur version, wsl –update met WSL à jour, et wsl –shutdown arrête tout pour libérer la mémoire. Dans Ubuntu, sudo apt update && sudo apt upgrade met tes logiciels Linux à jour, ce que Windows ne fait pas pour toi.

Le générateur ci-dessous te donne la commande exacte pour chaque besoin, la fenêtre où la taper, ce qu’elle fait et le piège à éviter. Le plus important concerne la suppression : wsl –unregister efface définitivement une distribution avec toutes ses données, Microsoft le dit en toutes lettres.

La bonne commande WSL, et où la taper

Choisis ce que tu veux faire : tu obtiens la commande exacte, la fenêtre où la taper, ce qu'elle fait et le piège à éviter. Tout vient de la documentation de Microsoft.

Où ranger tes fichiers : côté Linux ou côté Windows ?

Avec WSL, tu as deux systèmes de fichiers : ton dossier Linux, /home/ton-nom, et ton disque Windows, visible depuis Linux sous /mnt/c. Les deux communiquent, mais Microsoft donne une règle simple. Si tu travailles un projet avec des outils Linux, depuis le terminal Ubuntu, range-le dans ton dossier Linux : c’est plus rapide. Si tu le travailles avec des outils Windows, garde-le côté Windows.

Pour retrouver tes fichiers Linux sans quitter tes habitudes, tape explorer.exe . dans le terminal Ubuntu : le dossier où tu te trouves s’ouvre dans l’Explorateur de fichiers de Windows. Le point final compte, il désigne le dossier actuel. C’est aussi là que tu installeras tes outils, par exemple Python : notre guide pour installer Python sans casser ton ordinateur explique pourquoi chaque projet mérite son environnement à part, et la logique est la même sous Linux.

Comment coder dans WSL avec VS Code ?

VS Code s’installe côté Windows, et son extension WSL lui permet de travailler directement dans Linux : tu édites avec ton éditeur habituel, et le code tourne dans Ubuntu. Installe VS Code sur Windows, en cochant l’option qui l’ajoute au PATH, puis l’extension WSL. Ensuite, dans le terminal Ubuntu, place-toi dans le dossier de ton projet et tape code . : VS Code s’ouvre sur ce dossier. La première fois, il télécharge quelques composants pour WSL, une seule fois.

À partir de là, tu suis n’importe quel tuto tel quel, que tu hésites encore entre Python et JavaScript ou que tu veuilles versionner ton code avec Git et GitHub. Les commandes du tuto se tapent dans le terminal Ubuntu, sans traduction.

En résumé : WSL pour coder sous Windows

WSL installe un vrai Linux, Ubuntu par défaut, dans Windows 11 ou Windows 10 version 2004 ou plus récente, sans double démarrage. Une commande suffit : wsl –install dans PowerShell en administrateur, puis un redémarrage et la création de ton utilisateur Linux, dont le mot de passe ne s’affiche pas quand tu le tapes. Range les projets que tu travailles avec des outils Linux dans ton dossier Linux, plus rapide que /mnt/c, ouvre-les dans VS Code avec code ., et mets Ubuntu à jour toi-même avec sudo apt update && sudo apt upgrade. Seule commande à manier avec prudence : wsl –unregister, qui efface une distribution pour de bon.

Questions fréquentes sur WSL

Quel Windows faut-il pour installer WSL ?

Windows 11, ou Windows 10 version 2004 ou plus récente (build 19041 ou plus), d’après Microsoft. Pour vérifier la tienne, appuie sur Windows + R, tape winver et valide. Sur une version plus ancienne, la commande en une ligne ne marche pas : il faut l’installation manuelle décrite par Microsoft, ou mettre Windows à jour.

WSL remplace-t-il un vrai Linux en double démarrage ?

Pour apprendre à coder et suivre des tutos qui donnent des commandes Linux, oui dans la plupart des cas, et sans redémarrer ni partitionner ton disque. WSL 2 fait tourner un vrai noyau Linux dans une machine virtuelle légère. Si tu veux quitter Windows pour de bon, c’est une autre démarche.

Quelle différence entre WSL 1 et WSL 2 ?

WSL 2 est la version installée par défaut : il utilise un vrai noyau Linux, avec une compatibilité complète des appels système. Microsoft garde WSL 1 pour des cas précis, notamment quand tu travailles surtout sur des fichiers stockés côté Windows, où il est plus rapide.

Où ranger mes fichiers de code avec WSL ?

Dans ton dossier Linux, par exemple /home/ton-nom/projet, si tu les travailles avec des outils Linux : Microsoft indique que c’est plus rapide que sur le disque Windows, visible sous /mnt/c. Pour les voir dans l’Explorateur de Windows, tape explorer.exe . dans le terminal Linux.

J’ai tapé mon mot de passe Linux et rien ne s’affiche, c’est normal ?

Oui. Microsoft le précise : rien ne s’affiche quand tu tapes un mot de passe dans le terminal Linux, c’est la saisie à l’aveugle. Tape-le normalement et valide avec Entrée. Ce mot de passe est propre à Linux et n’a rien à voir avec celui de Windows.

Comment désinstaller une distribution WSL ?

Avec wsl –unregister suivi du nom de la distribution, par exemple Ubuntu. Attention : Microsoft prévient que toutes ses données, ses réglages et ses logiciels sont alors définitivement perdus. Sauvegarde tes fichiers avant.