Le 17 septembre 2026, Sébastien Lecornu a annoncé dans un entretien au Figaro que le budget 2027 contiendrait « un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros », qu’il présente comme le plus rigoureux depuis très longtemps. Avant que tu t’inquiètes pour ton épargne : à ce stade, rien n’est voté, et le texte n’a même pas encore été présenté.
Qu’est-ce qui a été annoncé exactement ?
Le gouvernement cherche 54 milliards d’euros d’économies, et il le fait dans ce qu’il appelle la stabilité fiscale, c’est-à-dire sans créer de nouvel impôt. L’argument avancé est simple : sans mesures d’économies, le déficit de 2027 approcherait les 6,5 % de la richesse produite par le pays sur un an.
Quelques points déjà sur la table : le point d’indice des fonctionnaires serait gelé, pour environ 2 milliards d’euros d’économies, et l’effort demandé aux retraites resterait sous les 6 milliards, avec la promesse qu’aucune pension ne diminuera. Du côté de la Sécurité sociale, les dépenses augmenteraient de 22 milliards d’euros si personne ne touche à rien, à cause du vieillissement de la population.
Est-ce que tes impôts vont augmenter ?
Sur l’impôt sur le revenu, le gouvernement a annoncé l’inverse d’une année blanche : le barème sera indexé sur l’inflation complète. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, l’a dit sur BFMTV mi-septembre : « Nous proposerons l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation complète, pas en partie. »
Traduction en clair. Geler le barème, ce serait laisser les tranches où elles sont pendant que les salaires suivent l’inflation : sans que personne ne vote une hausse d’impôt, tu paierais plus. Indexer, c’est décaler les tranches du même pourcentage que les prix, environ 2 % selon l’Insee hors tabac. À revenu qui suit l’inflation, ton impôt ne bouge donc pas mécaniquement.
Attention quand même : ces seuils sont théoriques tant que le texte n’est pas écrit. Un projet de budget peut encore prévoir un gel, ou un gel partiel, et c’est le Parlement qui tranche à la fin.
Et pour ton épargne, ça change quoi ?
À ce stade, rien n’a été annoncé qui vise les livrets d’épargne réglementés. Le mot d’ordre affiché est la stabilité fiscale, et l’effort porte sur les dépenses de l’État, pas sur la fiscalité de ton Livret A ou de ton assurance-vie. Ce qui ne veut pas dire que rien ne bougera dans le texte final.
Le calendrier à retenir : le projet de loi de finances doit être présenté au plus tard début octobre, puis débattu au Parlement pendant l’automne. Avant ça, tout ce que tu lis reste une intention, y compris cet article.
Le vrai levier sur ton épargne, en attendant, ce ne sont pas ces annonces mais le taux auquel elle est rémunérée : on t’explique ce que la décision de la BCE change (ou pas) pour tes livrets. Et si tu veux profiter de la rentrée pour reprendre tes comptes en main, commence par une méthode de budget mensuel simple, qui te protégera bien plus qu’un titre de presse sur le déficit.